Récits de la Kolyma, Varlam Chalamov : monument de la littérature concentrationnaire - ou de la littérature, tout simplement.

 

Connaissance par les gouffres, Henri Michaux : exploration des abîmes de l'esprit - par les drogues, par la folie.

 

Mes amis, Emmanuel Bove : une solitude.

 

Un homme qui dort, Georges Perec : expérience du malheur d'être au monde et tentative d'y échapper par l'indifférence.

La mesure de la joie en centimètres, Arno Calleja : exploration de la folie d'écrire.

A Rebours, Joris-Karl Huysmans : décadence.

L'Ascension du Haut Mal, David B. : un frère s'enfonce dans la maladie, l'autre s'ouvre à la création.

 

L'épaisseur du trait, Antonin Crenn : comment s'échapper des plans préconçus qui déterminent nos vies.

Trubert, Douin de Lavesne : farce médiévale d'une verdeur surréaliste.

Ulla ou l'effacement, Andréas Becker : lent suicide dans l'alcool d'une femme, d'une mère.

Les Échappées, Lucie Taïeb : pouvoir des mots et de la fiction.

Vies imaginaires, Marcel Schwob : biographies rêvées.

A la ligne, Joseph Ponthus : la poésie, malgré tout, d'un quotidien ravagé par le travail

Le cimetière des plaisirs, Jérôme Leroy : un dandysme noir fin de (XXème) siècle.

La Gana, Fred Deux : autobiographie monumentale d'une enfance misérable.

La première année, Jean-Michel Espitallier : dire l'indicible ; la maladie, la mort, le deuil.

B-17G, Pierre Bergounioux : pulvérisation du récit de guerre.

Débarqué, Jacques Josse : souvenirs d'un père qui se rêvait marin.

Bartleby, Herman Melville : "I would prefer not to."

Les naufragés et les rescapés, Primo Levi : penser l'humanité après Auschwitz.

Avec les moines-soldats, Lutz Bassman : nouvelles de temps incertains.

Moi, ce que j'aime, c'est les monstres, Emil Ferris : les cauchemars que l'on apprivoise et ceux qui nous dévorent.

L’Égal des dieux, Sappho : un même chant d'amour lu, aimé et traduit ici par Catulle, Ronsard, Boileau, Lamartine, Yourcenar...